Débris de rotatives


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Paul Robert Lloyd

Archive

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L'opéra en version genevoise (16 avril 2010, Le Courrier)

Place Neuve, numéro 3 (Conservatoire et Haute Ecole de Musique de Genève)

Rédacteur responsable de ce numéro, j'ai participé à la conception de cette publication.

Collecté et édité des contributions de la CGEM (pp. 7-9).
Edité pages site neuchâtelois de la HEM (pp. 10-11).
Rédigé l'article Musique et mouvement (p. 13).
Ecrit la page Rendez-vous (p. 15).

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placeneuve_3.pdf (3.69 MB)
(download)

Le grand fracas des particules élémentaires (1er avril 2010, Le Courrier)

2010_04_01_20071217_848
BENOIT PERRIER    

PHYSIQUE - Mardi, au CERN, les physiciens fêtaient les premières collisions dans l'accélérateur LHC. Ce résultat, fruit du minutieux ballet de milliers de scientifiques, laisse présager une meilleure compréhension de l'univers. Reportage.
«C'est aujourd'hui qu'on disparaît?», demande le chauffeur du bus qui emmène les journalistes vers l'expérience CMS. De fait non, du moins pas tout de suite. Pourtant le Grand collisionneur de hadrons (LHC), le nouvel accélérateur de particules de l'Organisation européenne pour la recherche nucléaire (CERN) a bien démarré son programme mardi. La puissance de cet appareillage lui permet de produire des phénomènes jamais vus jusqu'alors et porte en lui la possibilité d'une remise à plat ou d'une extension de notre conception physique de l'univers. Dans l'anneau de 27 kilomètres qui court sous la frontière franco-suisse, les premières collisions de protons ont été enregistrées à une énergie de 7 Teraelectronvolts (quarante fois la masse du quark top, plus lourde particule jamais produite). Elles signalent le démarrage de dix-huit à vingt-quatre mois d'expérimentations. Avant ce travail pourtant, la confirmation que ce gigantesque appareil fonctionne sans accrocs –malgré deux faux départs – était un soulagement et une fierté pour les chercheurs présents.
Nous sommes au centre de contrôle de l'expérience Compact Muon Solenoid (CMS), l'une des six qui constituent le programme de recherche du LHC, il est à peu près 7 h. Les moniteurs se comptent par dizaines, devant eux des physiciens disposés en demi-cercle. Des webcams presque aussi nombreuses nous relient aux laboratoires partenaires, de l'Iran aux Etats-Unis.
Albert de Roeck a l'air affable, mais pour le moment il est un peu préoccupé. Le faisceau de protons qui courait dans le LHC a été «perdu» (par la faute d'un transformateur défectueux, apprendra-t-on plus tard). Il faudra deux à trois heures pour atteindre la fin du cycle avant de pouvoir recommencer.

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