Carton Plein (Friendly Fires, «s/t») (7 mars 2009, Le Courrier)
CD • ÉLECTRO-ROCK
Un sans-faute pour Friendly Fires, jeune groupe anglais dont le premier album offre dix titres mémorables. Ces tirs fratricides (le friendly fire est l’équivalent militaire de l’autogoal) trouvent tous leur cible, au carrefour de l’électronique, d’un funk blanc très eighties et d’une noise-pop du meilleur effet. Au premier genre, les chansons empruntent leurs sonorités ou des éléments de structure (montées, breaks et effets); au deuxième, elles doivent leur rythmique un peu rigide mais toujours efficace. Dans le troisième, enfin, elles puisent une attention à la texture qui donne à ces hymnes une qualité Cinémascope. Chaque morceau propose trois idées à la minute, or le résultat est cohérent. C’est sans doute la conséquence d’une production très intelligente. On sent que les compositions ont été passées, repassées, éditées jusqu’à en extraire une substantifique moelle, propice à enflammer les dancefloors comme à emporter l’amateur anachorète. Une réussite à la profusion rythmique enchanteresse, un disque qui pense et qui danse.
BENOÎT PERRIER
FRIENDLY FIRES, FRIENDLY FIRES, XL
[Album également évoqué à l'antenne des Bruits du Frigo.]
Friendly Fires - Paris (Aeroplane Remix, feat. Au Revoir Simone)
Paru le 7 mars 2009 dans Le Courrier
Photo CC-BY-NC-ND jcbehn







